[Interview] Cartographie open source & tourisme durable

Il y a 2 mois, je me rendais en Guadeloupe pour participer à cette mission incroyable qu’était #CaribeWave2017 avec la team HAND pour Hackers Against Natural Disasters. Je vous en parle dans cet épisode de ID-TALKS.

Lors de ce déplacement, j’ai rencontré plein de gens incroyables, des geeks, des activistes, des entrepreneurs sociaux, des pilotes de drones, des génies de la bidouille, etc.

Parmi ces personnes, j’ai bien sympathisé avec Loïc Ortola, entrepreneur, geek, codeur et pilote-crasheur de drones. Lyonnais d’origine, il va avoir 28 ans et il a fait de la notion de partage de connaissances son leitmotiv. Il aime partager sa passion pour l’information au plus grand monde mais aussi la motivation au travail (je crois qu’il possède toute la bibliothèque d’Amazon sur le développement personnel dans son appart parisien).

Son projet d’entrepreneur aujourd’hui, c’est Jawg Maps, un Google Maps français basé sur la donnée OpenSource. En discutant avec lui, je me suis dit que ça avait un lien intéressant avec le tourisme et le tourisme durable car on en utilise pas mal de la cartographie dans le tourisme !

Quand je lui demande ce qu’est Jawg Maps plus en détails, voici sa réponse :

« Jawg maps, c’est une plateforme de mapping. En vrai, c’est juste un moyen compliqué de dire qu’on fait des cartes. Comme Google Maps, comme Via Michelin, comme Bing. On vit dans l’ère de l’assistant personnel, et le grand-public a choisi de déléguer un certain nombre d’usages à la technologie. Parmi ces usages, le « où » et « comment » se repérer et se déplacer. »

Il poursuit : « Pour s’en rendre compte, j’adore cette anecdote : est-ce que ça t’es déjà arrivé de sortir du métro, et de faire 100m dans une direction juste pour voir dans quel sens la « bulle » se déplace sur Google Maps? Nous avons choisi de ne plus prendre le temps de se repérer, ni de créer son itinéraire, et encore moins de regarder le nom des rues. Si tu regardes de plus près, le point commun entre Uber, Airbnb, les Objets Connectés, Booking, MonDocteur, la SNCF et même Pokémon Go, c’est qu’ils ont tous une stratégie autour de données localisées. »

Sa vision, c’est que la carte est un des moyens les plus moyens les plus intelligibles de représenter cette donnée de façon ergonomique pour un usager. Et pour lui l’avenir est clair ! « Ce marché ne peut que grandir. » affirme-t-il.

Une différence avec Open Street Map …

Pour moi, quand il me raconte tout ça, je fais le lien assez vite avec Open Street Map mais il m’explique vite les différences car je reste un néophyte. Il m’explique que OSM (pour les intimes), c’est plutôt le Wikipedia de la carte. Historiquement, selon lui, la valeur d’un système cartographique est toujours proportionnelle à l’investissement qui est réalisé sur la collecte. On se rappelle quand il fallait acheter les « Cartes de France 2002 » pour le GPS Tom Tom… Avec l’arrivée du web, les usages et les modèles de valeur ont explosés. Wikipedia a disrupté totalement Encarta. Il pense alors que la même chose est en train de se passer dans le monde des cartes. « En 2004, OSM était une feuille blanche ! Aujourd’hui, c’est une base de données de plusieurs centaines de Giga-octets qui regroupe la plupart des données géographiques du monde (routes, cadastre, points d’intérêts, etc.). Avec ces données, on peut faire plein de choses : des cartes en ligne (sous forme d’images), des impressions, des moteurs d’itinéraires, des annuaires, etc. »

Et toutes ces données, sont entretenues par plusieurs dizaines de milliers de contributeurs dans le monde. Mais aussi par de plus en plus d’industriels comme la SNCF par exemple.

Alors, faut-il arrêter d’utiliser Google Maps, comment peut-on pousser les gens à utiliser les cartographies de Jawg ?

Pour Loïc, « Les outils de Google Maps sont excellents. C’est là qu’OpenStreetMap fait pâle figure (car ce n’est pas son objectif). En termes de valeur sur la donnée, OpenStreetMap est une source exceptionnelle. En termes d’industrialisation et d’outillage, c’est autre chose. C’est ce jour que Jawg a pris sens dans notre tête. On cherche à donner la possibilité à de vraies entreprises d’avoir une alternative. »

Sur la plupart des solutions du marché, il y a une certaine délégation de gouvernance et de maîtrise car l’ambition se trouve encore autour de la donnée. En utilisant OpenStreetMap, Loïc pense que les acteurs font une délégation, mais c’est une délégation « positive ». C’est un vrai choix politique au final de mettre à disposition les données pour tous. Et en retour, des contributeurs pourront les enrichir et bénéficier automatiquement des améliorations. Pour le secteur du tourisme, les points d’intérêts d’une ville, les chemins de rando en montagne, les pistes de ski, etc. sont déjà très bien décrit dans OSM. Y’a plus qu’à donc !

Pour Loïc, « Jawg, c’est juste une « manière » d’utiliser cette donnée pour en faire une carte. Si vous utilisez Jawg demain, c’est justement pour bénéficier de ces données sur vos cartes, très simplement. Evidemment, nous avons aussi la possibilité de disposer de jeux de données « privés », dont vous êtes les uniques propriétaires. »

Un autre aspect est que la plupart des autres acteurs monétisent leur plateforme de différentes manières. En fait, la plupart sont très chers une fois que vous atteignez un certain degré d’utilisation. Les autres favorisent le placement publicitaire au sein des applications.

On se retrouve avec des choses assez loufoques: une chaîne d’hôtels peut retrouver des hôtels concurrents mis en avant dans leur propre app mobile par exemple…

Jawg Maps = acteur du tourisme durable ?

Au final, je comprends vite que Jawg est un peu un acteur du tourisme durable. Il y a en effet des valeurs propres aux enjeux du développement durable comme la question de l’Open Source. De plus, il lutte contre le Digital Labour, le respect de l’identité graphique et en proposant en plus un très bon rapport qualité prix pour les professionnels !

Alors, n’attendez plus ! Allez discuter avec Lolo de vos projets de cartographie pour les entreprises du tourisme et pour les destinations !

Guillaume Cromer, directeur Gérant ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter)

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Pros du tourisme, anticipons ensemble les risques de catastrophes naturelles!

 500 000 touristes sur les plages impactés directement par un tsunami le 21 mars 2017, suite à un séisme de 8.5 sur l’échelle de Richter… Scénario catastrophe. Ce n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en 2004 en Indonésie & en Thaïlande.
Tout ceci n’est qu’un exercice porté par les Nations Unies. Comme l’écrit Camille, notre envoyé spécial avec nous à Marie-Galante, dans le 1er article dans Libé, tout est prévu à la minute près…

Professionnels du tourisme : assez sensibilisés aux risques de catastrophe naturelle ?

Alors que j’ai embarqué dans l’équipe #HAND (Hackers Against Natural Disasters) pour piloter la brique tourisme, je vois bien que les professionnels du secteur ne sont pas bien préparés à ces enjeux. Et pourtant ! La sécurité des clients devrait être l’une des premières préoccupations des tour-opérateurs, croisiéristes ou tour-opérateurs… Et même en échangeant avec les services développement durable / RSE de certains opérateurs, on sent bien que ce n’est pas un sujet prioritaire. Notre enquête en ligne auprès des prestataires et opérateurs touristiques en Guadeloupe confirme bien cet état de fait. Les acteurs ne sont pas prêts à affronter ce scénario catastrophe et si cela arrivait effectivement, les conséquences seraient dramatiques !


En 2004 en Indonésie et en Thaïlande, ce sont des dizaines de milliers de touristes qui ont disparus. De la part des opérateurs, il y a eu plus de réactions, de condoléances et de dons que d’anticipations comme le montre ce mot du CEO de TUI.

Mais alors, comment pousser les administrations touristiques, les opérateurs et les prestataires à prendre en compte cette question ?

Avec l’équipe #HAND et les acteurs locaux du FabLab de Jarry, des outils sont en cours de création. Une vidéo de sensibilisation pour les habitants, adaptables potentiellement pour les touristes. Des affiches que l’on pourrait mettre dans les hôtels. Une application pour permettre aux touristes de se géolocaliser et de trouver aisément et rapidement une zone de sûreté. Une messagerie instantanée pour permettre aux touristes d’informer les autorités de la situation réelle, de l’état des victimes et blessés. Il y a encore énormément de choses à préparer !

Ce travail me fait penser à la réflexion autour de la lutte contre le tourisme sexuel impliquant les enfants. Auparavant, ce n’était pas un sujet. Aujourd’hui, des associations comme ECPAT travaillent régulièrement en partenariat avec les tour-opérateurs, les compagnies aériennes, les hôtels pour informer, sensibiliser, impliquer les professionnels et les touristes sur les situations à risque. Culturellement, cette problématique est devenue un enjeu presque traditionnel pour la profession.

Notre rôle :

Notre travail consiste à ce que les opérateurs et autres professionnels intègrent tout autant naturellement ces enjeux autour des risques de catastrophes naturelles comme les tsunamis. Thématique qui sera élargie à toutes les insécurités pour les voyageurs, tremblements de terre, inondations, éruptions volcaniques mais aussi attentats ! En regardant derrière nous, de nombreuses images de touristes nous reviennent, victimes de ces catastrophes comme au Népal, au Japon, au Pérou dernièrement…

Alors que les prévisions de l’Organisation Mondiale du Tourisme sont toujours aussi optimistes avec 1,8 milliards de touristes d’ici à 2030 et que les ventes de bateaux de croisière explosent, il est plus qu’urgent pour les opérateurs touristiques de prendre à bras le corps cette question au risque de voir s’accumuler les images de Costa Concordia…

Alors, on se bouge ? L’équipe #HAND est prête à collaborer avec vous!

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Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & Président Acteurs du Tourisme Durable (A suivre sur Twitter)

Intéressé par ce type d’actions qui pourraient être intégrées dans une stratégie de développement durable du tourisme dans votre collectivité ? Cliquez


[Interview] Marion, blogueuse, marketing & sport

Les blogueurs voyage sont de plus en plus nombreux. Ils sont aussi de plus en plus suivis par des communautés de personnes qui pourraient vite devenir des clients, des voyageurs. Tous ne vivent pas encore de ce nouveau métier d’influenceur mais en regardant quelques années en arrière, la différence est flagrante. Ils pèsent aujourd’hui dans le secteur pour la visibilité des destinations et des marques du voyage.

Je voyais dernièrement dans un magazine économique un classement des blogueurs voyage sur des critères de qualité de contenu, de taille de la communauté et de son indépendance par rapport à leurs « clients ».

Puisque le travail d’ID-Tourism est, entre autres, d’accompagner les destinations à construire leur stratégie marketing et donc leur visibilité et attractivité, nous sommes de fait en relation avec des blogueurs du secteur. Ils font parti la fois des plus reconnus (tableau ci-dessus) et des jeunes pousses. C’est dans ce cadre que j’ai pu rencontrer Marion Prigent, dans ma cité originelle de Strasbourg. Nous avons paratager un déjeuner gourmand dans une ancienne brasserie transformée en bistrot traditionnel. Voilà en quelques questions notre échange.

Peux-tu te présenter rapidement Marion… Qui es-tu ?!

Hello ! Moi c’est Marion Prigent, 29 ans, basée à Strasbourg. Je suis Bretonne d’origine et Alsacienne d’adoption. Voyageuse insatiable, Photographe et Sportive passionnée, j’ai orienté ma vie pour faire plus souvent ces choses que j’aime. Diplômée d’un MBA Management du Tourisme et des Services (ESC-LRBST La Rochelle Business School of Tourism), anciennement Chef de projet Evénementiel, aujourd’hui j’allie, job à temps partiel à Decathlon, santé « atypique » sport, et activité de Freelance Photographe I Rédactrice Web Voyage & Tourisme. D’ailleurs, créatrice du Blog Madame Voyage.

Tu as décidé de lancer un blog – Madame Voyage – en l’orientant sur 2 thématiques fortes, la photo & les sports outdoor. Avant de rentrer plus en détails sur ce sujet, est-ce que tu as choisi ces thématiques par pur intérêt personnel ou n’y a-t-il pas aussi une volonté de se démarquer d’autres blogueurs voyage avec un positionnement unique, différenciant ? 

La thématique que je tente de conduire aujourd’hui sur ce blog, c’est de voyager sportivement. Découvrir une destination par le biais d’une de mes activités sportives ou l’occasion d’en découvrir de nouvelles. J’utilise la photo, comme moyen de revivre ces expériences et de les partager.

J’ai bien sûr, choisi ces thématiques par intérêt personnel, puisque ce sont mes passions au quotidien. Par contre, pour ne rien te cacher, le but de ce blog était d’essayer de rassembler tous ces sujets. Je me suis vite rendue compte, que je partais dans tous les sens. Il a donc fallu, que je trouve un fil conducteur, que je revienne à l’essentiel. Qu’est-ce que je voulais faire passer comme message ? J’ai réfléchi a beaucoup de choses en tant que nouvelle bloggeuse, mais pas forcément au positionnement par rapport aux autres. Puis, finalement, j’ai pris le parti de me positionner, plutôt que en tant que lectrice de blogs. A savoir, qu’est-ce que j’aimerais voir de nouveau, sur les blogs de voyage ? Du sport en voyage, des expériences et des rencontres, qui donnent envie de se dépasser et de se sentir bien. Et voilà comment est né ce fil rouge. Je souhaite qu’il ait une dimension non pas de conseils mais plutôt d’inspiration.

Parlons un peu de sport outdoor et d’attractivité touristique. D’après toi, penses-tu aujourd’hui que la nature se pratique différemment d’il y a quelques années ? Est-elle perçue d’une autre manière par les urbains (qui sont de plus en plus nombreux) ? Le sport est-il forcément lié à des activités de pleine nature ? 

La nature ne se pratique pas forcément différemment, mais elle a très certainement évolué, depuis quelques années. Il y a quelques temps, pour résumer, l’été, il y avait le vélo et la randonnée, l’hiver le ski. Après, nous avons cherché à développer les activités sportives l’hiver. Des dérivés du ski, le ski nordique, le snowboard, le parapente/ski et autres. En ce moment, très certainement avec les changements climatiques, nous cherchons à développer l’attractivité des montagnes et des sports qui se diversifient. La montagne n’est plus seulement associée à la randonnée pour personnes retraitées, très loin de là.

Le sport n’est pas forcément Outdoor. En ce qui me concerne, je pratique l’escalade, l’hiver, je suis bien contente qu’il y ait de jolies salles, pour continuer mon activité sans glisser. De même, pour la natation. J’aime beaucoup nager en lac, mais je ne suis pas assez folle, pour nager en combinaison toute l’année, j’adore la piscine traditionnelle.

D’après toi, les destinations touristiques intègrent-elles suffisamment le sport dans leur développement et promotion ? As-tu des destinations référentes en la matière ?

Je ne sais pas si on peut dire « intégrer suffisamment », puisqu’il s’agit d’un positionnement, que chaque destination décide ou non de développer. Il est vrai, que certaines destinations ont un très fort potentiel inexploité. L’aménagement de certaines activités coûte cher, c’est un vrai parti pris. J’ai comme exemple de faire fonctionner certaines remontées mécaniques l’été, pour permettre aux sportifs de faire du VTT, de la randonnée et autre. Par exemple, l’Alsace est une région sportive. Elle travaille son image depuis toujours, à commencer par les pistes cyclables jusqu’aux centaines de kilomètres de sentiers balisés de randonnée pédestre ou VTT, Vélo.

Actuellement, il y a de grosses problématiques autour de l’enneigement dans les stations à la fois dans ton coin sur le Massif des Vosges mais aussi chez moi dans les Alpes. Forcément, les fans de ski sont un peu tristes actuellement. D’après toi, que doivent faire les stations face à cela ? Les blogueurs peuvent-ils avoir un rôle pour faire évoluer le regard sur l’adaptation des activités outdoor face aux enjeux environnementaux ?

La question est délicate, puisque la problématique reste récente. Mais je pense qu’il va falloir considérer pour de bon, que les périodes Touristiques Eté/Hiver se décalent. La période hivernale se raccourcie nettement. La période estivale a tendance à devenir plus longue. Les activités sportives doivent être diversifiées, pour attirer des personnes tout au long de l’année. C’est dans ce cadre que les blogueurs peuvent avoir un rôle important à jouer. A savoir, découvrir le potentiel du territoire, les activités déjà existantes, les pratiquer entre les deux grosses saisons, pour inspirer les gens à changer leurs habitudes.

On voit apparaître de plus en plus d’évènements sportifs se créaient en milieu naturel comme les courses de trail, les mud days et autres spartan race. La concurrence devient assez acharnée entre les territoires. Penses-tu que c’est une bonne chose ? Comment se positionne une blogueuse comme toi dans ce potentiel pouvoir d’influence ? 

Il y a effectivement plusieurs types de tourisme sportif : le tourisme sportif de compétition et le tourisme de loisir qui est un moyen alternatif pour découvrir une destination. La concurrence est toujours une bonne chose, car elle permet de faire mieux, d’innover. La concurrence acharnée en revanche n’en est pas une, parce qu’après il y a la question de l’environnement. Un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Bien que je n’en parle pas de manière objective, j’aime montrer qu’il est important de préserver notre environnement. Dans ces cadre-là, parfois les choses ne sont pas organisées de façons responsables.

Les blogueurs ont un fort pouvoir d’influence sur ce genre d’événement important. Il s’agit souvent d’événements attendus d’une année sur l’autre. Si le blogueur suscite l’attention de ses lecteurs sur sa propre discipline ou sur une expérience particulière, certaines personnes auront envie de s’identifier et de reproduire l’expérience lue.

Enfin, le sport outdoor n’est pas qu’une question de transpiration et de record, il s’agit aussi d’un moyen pour des personnes de mieux se connaître, de se reconnecter, non ? Qu’en penses-tu ? 

Tu ne croyais pas si bien dire ! C’est ce que je disais succinctement au-dessus. Il y a différent type de tourisme et d’aspirations, le record. Certaines personnes cherchent une performance physique et chiffrée pour être fière d’eux. Certaines personnes cherchent à découvrir des lieux avec leur sport passion. D’autres cherchent à cumuler des expériences différentes, pour chercher de nouvelles sensations, se dépasser. Le but final est le bonheur. C’est quelque chose de très subjectif qui appartient à chacun. Je suis convaincue d’une chose, c’est que de cumuler des expériences, de voyager sportivement aide à avoir une autre vision du monde et aussi de soi, apprendre à mieux se connaître, faire plus souvent les choses que l’on aime, tout simplement pour être heureux au quotidien. C’est ce que j’aimerais partager à mes lecteurs, les inspirer, qu’ils passent le cap, qu’ils soient heureux pour eux.

Une démarcation des blogueurs essentielle de nos jours …

Après cet échange avec Marion, je me suis clairement dit qu’elle avait un magnifique créneau à développer sur ce positionnement. C’est inspirationnel pour beaucoup de personnes et surtout pour elle. Le sport, un moyen de se dépasser et de découvrir à la fois l’Autre, une destination et bien sûr soi-même.

En terme marketing, la nécessité aujourd’hui pour un blogueur de se démarquer est clairement essentiel. Un blogueur, c’est comme une marque d’influence. Il faut donc qu’il y ait une image perçue claire pour le lecteur. En arrivant sur le site Internet et les publications sur les réseaux sociaux d’un blogueur, il faut une cohérence des publications, une ligne directrice claire, identifiante et différenciante. C’est de cette manière que les destinations et les marques vont pouvoir parfaitement s’identifier à la communauté du blogueur. Ca paraît bien sûr logique comme ça mais bon le marketing, c’est beaucoup de bon sens !

Côté destination, sport & attractivité touristique, je pense sincèrement que les destinations n’exploitent pas assez ce créneau sportif à part aujourd’hui sur des évènements spécifiques comme les trails ou les courses à obstacle mais ça reste des évènements ponctuels qui ne sont pas forcément logique par rapport à l’image perçue de la destination ou la stratégie posée.

Ce serait intéressant d’imaginer une destination touristique qui porte la vision du sport comme axe structurant dans la stratégie en arrivant à la décliner également auprès des différents prestataires touristiques du territoire (hébergements, activités, musées, restauration, sites de visite, etc.). En y réfléchissant, une ville comme Grenoble où je vis désormais depuis quelques mois pourrait très bien prendre ce créneau car la ville ne porte pas réellement d’image perçue forte en matière touristique. Tiens, c’est une bonne idée, je vais en parler à M. Piolle, le maire de Grenoble !

Merci d’avoir lu jusqu’au bout! 🙂

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & Président Acteurs du Tourisme Durable (A suivre sur Twitter)

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La techno au service de la sécurité des touristes face aux catastrophes naturelles

Ce matin, je prenais la parole lors du Café LabLaboo à La Paillasse,

Ce BioHackerSpace situé rue Saint Denis à Paris pour le projet #HAND. Pour les non-initiés, cette première phrase de l’article ne doit vraiment pas vous parler et cela peut se comprendre, rassurez-vous !

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Il y a quelques mois, je rencontrais Jean Karinthi puis Gaël Musquet. Ce sont des activistes qui avaient pour projet de faire de la prévention des populations locales dans les Antilles face à de forts risques de tsunami en hackant les
services de télécommunications locales, en recréant rapidement des ponts wifi dans le seul but de sauver les habitants des îles. Des populations locales qui se prennent en main sans l’aide des élus et autres collectivités pour trouver des solutions rapides. Pragmatisme & efficacité.

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Le dernier tsunami au Japon…

#HAND et ID Tourism

De mon côté, j’ai toujours eu un attrait pour les hackers, les activistes. Je ne suis pas vraiment un techos mais j’ai quelques idées et surtout je peux réussir à connecter les gens, les énergies pour avancer sur des défis environnementaux et sociétaux en lien avec le tourisme. Nous avons donc échangé avec les « têtes » du projet CaribWave bientôt intégré à un projet plus vaste appelé #HAND pour Hackers Against Natural Disasters. L’idée
de base était de trouver un moyen de prévenir et de sauver les habitants mais que fait-on des populations de passages, des voyageurs, des touristes. Quand on est dans un autre pays et qu’une catastrophe naturelle arrive, que peut-on faire. On est encore moins informé que les habitants. On doit forcément s’appuyer sur les tour-opérateurs, hébergeurs pour savoir quoi faire…

Or, en creusant dans les démarches développement durable et RSE des opérateurs touristiques, hébergeurs ou autres destinations, il est rarement question d’intégrer ces enjeux-là alors que l’on parle de la sécurité des voyageurs, des clients ! Quand je vois ce qui a pu se passer en Indonésie et dans tous les pays bordant l’Océan Indien lors du Tsunami de 2004 mais aussi les trekkeurs bloqués lors du tremblement de terre d’il y a 2 ans au Népal et même la dernière crue de la Seine qui a dû faire paniquer quelques touristes…

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La dernière crue de la Seine… 14 morts.

On parle régulièrement des enjeux de tourisme sexuel impliquant les enfants par exemple dans les politiques RSE des tour-opérateurs ou des compagnies aériennes avec des relais associatifs comme ECPAT. Je me dis alors qu’il y a un enjeu fort en matière de tourisme durable là sur lequel je vais pouvoir apporter ma pierre… Je ferais le lien avec les acteurs du tourisme pour ce projet #HAND.

Comment donc limiter les risques ?

De manière pragmatique, il s’agit déjà de réfléchir à la manière de pouvoir informer le voyageur quand il y a un risque de tsunami ou une autre catastrophe naturelle. Il faut donner l’information des choses à faire (et à ne pas faire) le plus rapidement possible. Il faut aussi indiquer les endroits pour se mettre en sécurité. Bien sûr, pour cela, il faut préparer le terrain, informer le voyageur en amont sur l’existence d’un site, d’une application, de risques dans la destination visitée (sans être anxiogène). Pour cela, j’imagine l’implication des conseillers des tour-opérateurs par exemple. Nous pouvons aussi penser à l’intégration de l’information dans les carnets de voyage (papier ou digital) mais aussi des spots dans les avions à destination de zones à risques et des flyers dans les hôtels ainsi qu’une formation des personnes à l’accueil.

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Voilà, ma mission dans ce projet se positionne à ce niveau-là. Premier test en Martinique et en Guadeloupe du 17 au 24 mars prochain. 

Vous êtes un hôtel, un tour-opérateur proposant ces destinations, un GDS (Amadeus?) ? Ou encore un assureur, une compagnie aérienne, un prestataire de service dans ces îles et ce projet vous intéresse : contactez moi pour collaborer !

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Ca vous intéresse, suivez le projet #HAND sur Twitter!

Au plaisir d’échanger,

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism


ID TALKS – EPISODE 01 – La France, une destination tendance?

La France, une destination tendance ?

Nouveauté 2017, je lance ma chaîne Youtube où vous pourrez observer mes réflexions touristiques.

Pour ce premier épisode, comment pouvons-nous qualifier l’attractivité de la France pour 2017 ?

Laissez-moi vos avis, remarques et idées de réflexions touristiques à explorer !

Vous êtes un tour-opérateur basé en France et vous voulez mettre en place une nouvelle stratégie marketing ? C’est ici.