ID TALKS – EPISODE 01 – La France, une destination tendance?

La France, une destination tendance ?

Nouveauté 2017, je lance ma chaîne Youtube où vous pourrez observer mes réflexions touristiques.

Pour ce premier épisode, comment pouvons-nous qualifier l’attractivité de la France pour 2017 ?

Laissez-moi vos avis, remarques et idées de réflexions touristiques à explorer !

Vous êtes un tour-opérateur basé en France et vous voulez mettre en place une nouvelle stratégie marketing ? C’est ici.


Tourisme social – L’Humain au service du renouveau des hébergements collectifs ?

Concours de circonstances depuis quelques semaines. Je travaille, en effet, de manière parallèle sur 3 missions en lien avec le tourisme social et la recherche d’innovation digitale. Ces missions ont aussi des enjeux sociaux et organisationnels et réparties dans différentes régions de France.

En travaillant en direct avec de nombreux hébergements collectifs, j’ai pu me rendre compte que l’image générale
perçue par le grand public n’allait pas forcément de pair avec la réalité. Le potentiel des hébergements collectifs et autres acteurs du tourisme social et solidaire était , par ailleurs, sous-développé surtout au regard des dernières annonces des Airbnb & co.

Château de la Roche à Cerizay (79) membre du réseau des hébergements collectifs en Deux-Sèvres

Le tourisme social & solidaire ?

Oui, vous savez ! C’est ce concept très français qui a pour vocation de favoriser l’accessibilité du tourisme pour tous. Cela permet ainsi de voir le tourisme comme un outil au service du développement personnel, de l’éducation populaire et de l’ouverture sur l’Autre. Sacrément pertinent à l’heure actuelle !

Malheureusement, les acteurs du tourisme social en France se sont longtemps assoupis dans leur développement.
Pour beaucoup, cette assouplissement était par manque de vision stratégique & entrepreneuriale, de compréhension de l’évolution de leurs publics. Assoupissement dû aussi à leur lien direct avec des collectivités locales (ce qui, avouez le, n’aide pas vraiment à être au pied du mur pour innover).

Et si un secteur s’endort trop longtemps, des opportunistes arrivent… Ca a été clairement le cas dans le milieu hôtelier puis celui des auberges de jeunesse et maintenant, petit à petit, dans le monde des séjours de jeunes, classes de découvertes ou autres colonies de vacances.

Et quand on voit le vrai renouveau des auberges de jeunesse dans les villes, on ne peut que penser que le secteur des hébergements collectifs a du potentiel surtout qu’il est porteur de valeurs fortes qui répondent totalement aux enjeux actuels de la société… SlowTravel, Circuits Courts, Retour à la nature, Convivialité, Dimension humaine & Excellent rapport Expérience / Prix…. Mais alors, que manque-t-il ?!

Auberge de jeunesse les Piaules à Paris

Premièrement, une vision et un soutien politique fort.

Il faudrait bien entendu un soutien politique de la part des élus locaux, souvent propriétaire des hébergements afin d’y voir des vrais sources de retour sur investissement directs et indirects pour le territoire. Or, pour cela, il faudrait que ces élus aient une vraie compréhension et une vision sur le tourisme, non pas uniquement sociale (et donc de l’accessibilité du voyage pour tous) mais bien plus large, un outil au service de l’attractivité et du développement du
territoire. Au niveau national aussi, le gouvernement aurait tout intérêt à rendre le cadre de soutien et d’investissement beaucoup plus clair & transparent. Les aides potentielles de la DGE ou de la Caisse des dépôts
manquent clairement de clarté à ce jour.

Deuxièmement, la transition digitale & l’innovation.

Les hébergements collectifs ont, pour la plupart, un retard important sur la question de la transition digitale, que ce soit sur les outils  de travail au quotidien ou encore sur les outils de promotion et de commercialisation. Souvent, j’ai l’impression que les réseaux de marque jouent plus un rôle d’OTA pur rendant plutôt les hébergeurs dépendants et les obligeant à déléguer leurs présences web & stratégie webmarketing au réseau (un peu comme Booking au départ…).

Un beau contre-exemple avec le site de la Bastide des Joncas près de Martigues

En fait, toute cette question de la transition digitale est culturelle. Il s’agit pour ces organisations de comprendre que le digital, ce n’est pas simplement un site Internet et une page Facebook mais bien une stratégie intégrée aux objectifs généraux fixés pour l’hébergement (quand il y a une vision & une stratégie), que chaque partie est un outil spécifique.
En fait, c’est une meilleure culture entrepreneuriale qui doit être apportée à la fois aux responsables de structures mais surtout aux élus, souvent propriétaires des bâtiments. Cette culture entrepreneuriale fera en sorte qu’ils comprennent parfaitement la nécessité et la capacité de rentabilité et de retour sur investissement de ces biens.

Troisièmement, la coopération entre les acteurs.

Souvent, les hébergements collectifs sur un territoire se retrouvent dans leur coin, avec peu d’interlocuteurs pour échanger sur leurs problématiques similaires. Même les réseaux des UNAT ont du mal à créer de véritables dynamiques d’échanges et de bonnes pratiques à l’échelon régional.
C’est pour cela que l’on a vu apparaître des réseaux comme l’AJA en Alsace par exemple, assez innovant qui cherche à regrouper hébergements collectifs et sites de visite en se positionnant en réflexion autour des attentes des clients
(oui, je sais que c’est tabou dans le tourisme social, c’est pour vous taquiner). Nous travaillons sur un réseau dans la même veine dans le département des Deux-Sèvres avec 10 hébergeurs motivés pour optimiser au mieux les ressources. Mais aussi améliorer la visibilité en ligne des hébergements pour mieux les remplir tout au long de la saison et créer des moments de rencontres et d’échanges à la fois en ligne et IRL (In Real Life).

Je vous partagerais des informations complémentaires là-dessus mais cette coopération autour de l’innovation frugale des hébergements collectifs est vraiment intéressante ! Comme quoi, l’innovation n’est vraiment pas purement technologique !

Vous avez le projet de construire un hébergement collectif ? Contactez-nous 

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & Président Acteurs du Tourisme Durable (A suivre sur Twitter)


Tourisme & Climat : Stations de montagne recherchent neige désespérément

Cela doit bien faire la troisième année consécutive que la neige se fait attendre dans les stations de montagne pour les vacances de Noël.
Les impacts du changement climatique sont de plus en plus fragrants. Ils décalent la saison hivernale et poussent les stations à être de plus en plus agiles, réactives, en mode start-up.

Concrètement, que fait-on ?

Le week-end dernier, les 17 & 18 décembre, la station de La Clusaz accueillait une étape de la Coupe du Monde de Ski de Fond… sans neige. Pour éviter l’annulation (et le risque potentiel de voir la Fédération Internationale de Ski ne plus faire de compétition prochaine sur la station), La Clusaz a mis toute son énergie pour créer une piste avec
les restes de neige tombées mi-novembre et la glace du lac d’à côté pour créer une sous-couche protectrice. Au final, la manche de Coupe du Monde fut maintenue dans une ambiance sans neige assez particulière. Le public était également au rendez-vous pour le plus grand plaisir des professionnels du tourisme et de l’hôtellerie.

Quelques jours avant …

Quelques jours avant cet événement sportif, je prenais la parole sur un webinaire organisé par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). En particulier sur le Programme cadre décennal sur le tourisme durable que l’on nomme 10 YFP dans le jargon. Le sujet : Pour une transition des aménagements des zones touristiques côtières et de montagne suite aux impacts du changement climatique.

Pendant que j’échangeais avec Gérard Ruiz, l’expert sur le tourisme dans les espaces insulaires et côtiers, je repensais à cet événement de La Clusaz. Habitant désormais au cœur des Alpes à Grenoble, je constate que ce manque de neige autour de moi a un impact sur l’économie. Quelques jours après l’épreuve de coupe du monde, Kilian Jornet, le fameux trailer catalan, écrivait ce post sur sa page Facebook.

Il posait LA bonne question : Faut-il s’adapter à la nature ou adapter la nature pour nous ?

Bien sûr, ici, nous parlons des sports de glisse en hiver mais au final cette question pourrait être généralisée à toutes les activités, tous les secteurs, industries, entreprises, etc.

Pendant le webinaire du PNUE (Retrouvez le sur Youtube), je présentais justement cette double nécessité face aux enjeux du changement climatique : adaptation & atténuation. Le tourisme de manière générale mais surtout en montagne, ce double objectif est nécessaire. D’un côté, les stations de montagne se doivent d’être exemplaires sur les questions d’atténuation en commençant tout simplement par réaliser un bilan carbone afin de construire,
avec les différentes parties prenantes du territoire, une véritable politique ambitieuse de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Et cela passe par la question de l’isolation des bâtiments publics et privés, du chauffage,
de l’origine des énergies utilisées, de la réduction et de l’optimisation des consommations énergétiques (Qui a parlé de Smart Grids ?), de la réflexion sur la mobilité douce au sein des stations et sur la mobilité des visiteurs.

Pour travailler sur ces questions :

Il existe aujourd’hui un outil plus que pertinent avec le label Flocon Vert développé par Mountain Riders. Je suis persuadé que ce label sera demain une référence pour les stations en France et en Europe. A la même image que  Pavillon Bleu pour les stations balnéaires.

De l’autre côté, il y a la question de l’adaptation… Et là, on en revient à la réflexion de Kilian Jornet, que doit-on faire ? Car les stations pourraient très bien comprendre l’adaptation en utilisant les innovations, les technologies et les moyens financiers pour développer toujours plus de neige de culture. Element qui serait d’ailleurs soutenu par les pouvoirs publics. Mais n’est-ce pas reculé pour mieux sauter ? Ne faudra-t-il pas à un moment comprendre que les stations devront s’adapter et adapter le comportement de leurs clients à prendre conscience que l’on ne peut pas changer la nature et que bien d’autres activités de sport de montagne sont faisables si la neige manque…

Le cas de Tignes

A la fin du webinaire, je prenais justement l’exemple du fameux projet de Ski (et Surf) Indoor à Tignes nommé
Ski-Line. Ce projet a suscité un avis favorable a été émis le 25 novembre dernier par la commission Unités touristiques nouvelles (UTN) du comité de massif Alpes. Mais il a aussi suscité l’indignation des associations environnementales comme Mountain Wilderness. Ces derniers fustigent le projet : « C’est le stade ultime de l’absurdité. Ce projet est énergivore, consommateur d’eau, à l’opposé du développement durable. Il participe à la mort de la montagne par le réchauffement climatique et à l’artificialisation de la nature », estime Vincent Neirinck, de l’association Mountain Wilderness dans une interview à lire dans Le Parisien.

Pour autant, la Mairie de Tignes, sur son site Internet, veut justement montrer tout l’intérêt du projet sur les plans
sociaux et économiques. Ils soulignent les garanties des impacts environnementaux très faibles. On peut y lire notamment :

Mais au final, que voulons-nous pour l’avenir du tourisme de montagne ? Que voulons-nous pour l’avenir du tourisme ? Et enfin, que voulons-nous pour notre Planète ?

Je pense sincèrement qu’il est nécessaire que nous adaptations nos activités et surtout nos loisirs à la nature. Mais aussi en réduisant nos impacts sur le climat. Nous retrouverons ainsi un meilleur équilibre. A court terme, c’est le besoin d’adapter nos structures pour réduire l’impact de nos activités de loisirs sur le climat. En parallèle, il est vraiment nécessaire d’engager les politiques publiques aux échelles locale, régionale, nationale et européenne pour harmoniser les engagements. Nous éviterons donc la surenchère des stations pour des projets du tout-ski et dans une vision complémentaire, que ces mêmes autorités, poussent les stations à prendre de vrais engagements en faveur du climat. Enfin, le client comprendra qu’il faudra adapter ses activités en fonction de ce que la nature nous apporte. Non en façonnant la montagne et la nature de la manière dont il voudrait. Pour rappel, l’Homme n’a jamais gagné dans ce combat-là. C’est bien la Terre qui restera à la fin…

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & Président Acteurs du Tourisme Durable (A suivre sur Twitter)

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ID-Tourism se déploie dans les Alpes !

Le 1er octobre, ID-Tourism aura une nouvelle adresse située à Grenoble.

J’ai décidéune adresse dans les Alpes pour m’éloigner un peu de Paris et retrouver ainsi mes premiers amours, les montagnes, qui me manquent.

Derrière ce déménagement, il y a également une volonté claire de continuer le travail d’ingénierie marketing du tourisme réalisé avec ID-Tourism ! Mais en orientant un maximum de réflexions sur les territoires de montagne et pour trouver les solutions innovantes afin d’amener au développement d’un tourisme plus durable. Comme les îles, les milieux de montagne sont fragiles. Elles nécessitent d’expérimenter de nouveaux modèles touristiques plus équilibrés pour l’ensemble des parties prenantes et pour l’environnement.

Pourquoi Grenoble ?

A Grenoble, je vais m’intégrer à l’écosystème digital / tech local afin de bien comprendre les spécificités, les volontés et les engagements des start-ups alpines. Cela ressemblera à ce que j’ai fait ces dernières années à Paris que ce soit avec le Welcome City Lab ou d’autres organismes. Insuffler l’entrepreneuriat dans le tourisme sera l’un de mes objectifs. Je suis persuadé que cette ville et la région regorge de pépites entrepreneuriales qui n’ont besoin que des bonnes orientations et compréhensions des opportunités dans l’industrie du tourisme pour se révéler !

Sport de Nature et réseautage

Formé à Gap au sein de l’IUP « Métiers de la Montagne » il y a plus de 10 ans, c’est le bon moment pour renouer avec ce milieu que ce soit de manière professionnelle ou personnelle. Rando, escalade, alpinisme, VTT, parapente, snowboard… quel plaisir de revenir pratiquer régulièrement à proximité de chez moi ! Par la pratique, ce sera aussi l’occasion de rencontrer les professionnels. Mais aussi de sentir les nouvelles attentes des pratiquants, d’échanger avec les élus et les techniciens des collectivités. Je pourrais aussi voir la sensibilité des milieux et la nécessité d’un écotourisme fort.

Vers une évolution de l’ingénierie touristique ?

Je le dis souvent mais le métier de l’ingénierie doit évoluer. A travers ce changement, je pense qu’il faudra encore plus repenser l’ingénierie. Toujours plus à la carte, toujours pour en open source afin de donner les clés d’analyse et de solutions au plus grand nombre. L’ingénierie et le consulting, c’est avant tout une volonté de faire changer les choses dans le bon sens. Et l’ingénierie, c’est aussi un parfait outil de veille et de recherche / développement pour comprendre l’évolution des pratiques, des nouvelles attentes des voyageurs et des professionnels.
L’ingénierie au service de l’entrepreneuriat, c’est une de mes visions. Pour changer les choses et donner plus de sens, j’imagine déjà les prémices de la complémentarité entre un service ingénierie et un service développement de solutions. Je vous en parlerais plus en détails en 2017.

L’ingénierie en Montagne

Et bien sûr, derrière l’ingénierie en montagne, il s’agit aussi de rejoindre d’autres professionnels, consultants, experts comme à travers le Cluster Montagne. Ce cluster, est basé à Chambéry et je pourrais enfin me rendre et imaginer des collaborations. Et parmi cela, la capacité de l’ingénierie française du tourisme à exporter ses savoir-faire à l’international à travers le programme French Travel par exemple.

Et ATD ?

Mes engagements associatifs ne s’arrêteront pas. Acteurs du Tourisme Durable aura un nouvel élément dynamique au sein de la région Auvergne Rhône-Alpes. Ainsi, nous développerons le réseau et nous créerons des moments d’échanges entre professionnels. Par ailleurs, mon travail au sein de Mountain Riders pour le développement du label Flocon Vert ne sera que plus efficace.

Au plaisir de vous croiser sur Grenoble à partir de début octobre !

A bientôt,

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter, LinkedIn et sur Instagram)

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Transat France, 1er Tour-opérateur français certifié Travelife

Transat France est devenu le 1er opérateur français en conformité avec les Critères Mondiaux du Tourisme Durable reconnus par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)

Paris, le 20 septembre 2016 –

Transat France devient le premier tour-opérateur français à recevoir la certification internationale « Travelife Certifié ». Cette certification a été remise le premier jour du salon IFTM Top Resa à Paris. Bertrand Carrier, représentant du programme Travelife pour les tour-opérateurs et Jürgen Bachmann, secrétaire générale du SETO (Syndicat des Entreprises du Tour-Operating) ont remis ce prix. Cette certification reconnaît ainsi tous le travail et réalisé par l’entreprise en matière de responsabilité sociétale et de développement durable.

Transat France : un TO engagé

Pour Guillaume Cromer, directeur gérant du cabinet ID-Tourism en charge du déploiement du programme Travelife pour les tour-opérateurs en France, c’est une vraie fierté. Il dit :
« La certification Travelife Certified (soit le 3ème palier de cette certification internationale reconnue par les Critères Mondiaux pour un Tourisme Durable), démontre l’engagement fort et déterminé de Transat France. Et que cela soit de la part de sa directrice RSE, Dolores Merino Cebrian, mais aussi de son président Patrice Caradec et de tous les départements de l’entreprise. Car oui, une certification Travelife ne peut se réaliser soit une implication de tous les salariés et toutes les parties prenantes dans les engagements économiques, sociaux et environnementaux de l’entreprise. »

Le programme Travelife ?

Le programme Travelife, qui était à l’origine développé avec l’appui des associations nationales européennes du voyage et du tour-operating est devenu désormais une des certifications internationales leaders dans le secteur du voyage. Plus de 35 associations nationales du voyage et du tour-operating font la promotion de ce programme auprès de leurs membres à travers l’Asie, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique latine.

Un travail de fond pour être certifié

Transat France s’est ainsi mis en conformité avec plus de 200 critères parmi lesquels le management au bureau, la production, les informations pour les clients ou encore le travail avec les réceptifs partenaires. Le référentiel Travelife recouvre d’autres standards reconnus comme l’ISO 26000 intégrant ainsi des critères transversaux comme l’environnement, la biodiversité, les droits de l’homme, le droit du travail et est officiellement reconnu comme étant en complète conformité avec les Critères Mondiaux du Tourisme Durable – GSTC appuyés par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Transat France : une locomotive pour l’avenir du tourisme durable en France ?

Naut Kusters, responsable du programme Travelife pour les tour-opérateurs enchaîne : « Je suis ravi de voir Transat France être le 1er tour-opérateur en France à être en conformité avec les critères Travelife Certifié. Les entreprises certifiées sont locomotives du secteur. De plus en plus de grands opérateurs touristiques comme Transat France s’engagent à travers de varies politiques de responsabilité sociétale. Le tourisme durable n’est pas l’apanage uniquement des petits acteurs. Je suis également ravi de voir le travail accompli en France avoir des impacts positifs et le partenariat avec l’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR) devrait nous permettre d’améliorer encore plus l’engagement des voyagistes français vers un tourisme plus durable.

Notes & contacts:

Travelife pour les tour-opérateurs

Naut Kusters, Manager

Tel : +31 68 122 5733

n.kusters@travelife.info

www.travelife.info

 

ID-Tourism

Guillaume Cromer, Directeur Gérant

Tel : +33 (0)6 99 29 47 29

g.cromer@id-tourisme.fr

www.id-tourisme.fr

 

Transat
France

Anne-Isabelle Roland

Directrice Communication & Affaires Publiques

Tel: +33 (0)1 58 91 43 43

anneIsabelle.rolland@transatfrance.fr

www.transatfrance.fr

 

SETO

Jürgen Bachmann, Secrétaire général

Tel : +33 (0)9 70 44 88 44

bachmann@seto.to

 

Global Sustainable Tourism Council

www.gstcouncil.org

A propos de Travelife pour les tour-opérateurs

Travelife pour les tour-opérateurs a été développé à l’origine en partenariat avec les associations européennes nationales d’agences de voyage et de tour-opérateurs.
Ce programme de certification propose des formations, des outils et des instruments pour appuyer les tour-opérateurs et les agences de voyages à intégrer les enjeux du développement durable au sein de leur entreprise. La
formation et les outils en ligne sont adaptables à tout type de tour-opérateur ou d’agence de voyage, qu’elle que soit leur taille. Cela couvre les champs du management de l’entreprise, des actions au sein du siège social, de la chaîne
de production et de distribution, des destinations et des clients. Le référentiel Travelife recouvre d’autres standards reconnus comme l’ISO 26000 intégrant ainsi des critères transversaux comme l’environnement, la biodiversité, les droits de l’homme, le droit du travail et est officiellement reconnu comme étant en complète conformité avec les Critères Mondiaux du Tourisme Durable – GSTC appuyés par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

www.travelife.info

A propos d’ID-Tourism

ID-Tourism est un cabinet d’ingénierie spécialisé sur le marketing, l’innovation et la prospective du secteur du tourisme. Il a pour vocation d’intégrer les enjeux du développement durable. Il s’intéresse particulièrement aux questions d’écotourisme, de responsabilité sociétale des entreprises touristiques, de l’économie collaborative et du tourisme social.
Les experts du cabinet accompagnent tout type d’acteurs privés et publics du secteur afin de s’adapter aux nouvelles attentes des voyageurs tout en répondant au mieux aux enjeux de la Planète.

www.id-tourisme.fr


[Interview] Le digital à l’assaut de la restauration avec SensaFood

Salut Rudy, tu es le fondateur de SensaFood. C’est une application qui permet de traduire facilement les menus d’un restauration dans une autre langue ? Révolutionnaire ? Tu peux nous présenter ça ?

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Sensafood ne se positionne pas sur de la simple traduction de menu. Elle se positionne sur de la compréhension culturelle desingrédients. Sensafood est une application pour favoriser l’accueil des touristes dans les restaurants, en fournissant le menu des restaurants équipés dans la langue natale de leurs clients. Nous allons encore plus loin en notifiant les intolérances alimentaires : dès qu’un plat ne correspond pas à votre régime alimentaire, vous en serez averti.

Nous sommes aujourd’hui en 15 langues. Notre vision est d’avoir toutes les langues parlées dans le monde. Ainsi, où que vous alliez , vous saurez qu’un restaurant qui est équipé de Sensafood propose son menu dans votre langue.

Voici une vidéo présentant Sensafood.

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Comment t’es venu l’idée de créer cette application ? Expérience personnelle ou tu viens du secteur de la restauration ?

L’idée est venue lorsque je vivais encore en Chine. et quand mes parents sont venus me rendre visite. En effet, ma mère souffre d’intolérances alimentaires. Nous nous sommes retrouvés un soir, dans un hôpital où personne ne parlait ni anglais ni français à cause d’un manque de compréhension. 1.3 milliard de personnes voyagent dans le monde et peuvent se retrouver dans cette situation !

La France étant le pays le plus visité au monde, avec une très mauvaise réputation d’accueil, j’ai décidé de rentrer en France pour y développer Sensafood.

On dit souvent que l’accueil est le point faible du tourisme en France ? Qu’en penses-tu ? Tu penses que le digital peut améliorer les choses ?

Je pense que nous avons la chance de vivre dans un des plus beaux pays du monde  avec une attractivité touristique inégalée. Malheureusement, nous prenons cela pour un acquis. Si nous continuons dans cette lancée, nous allons droit dans le mur. De plus, il y a une réelle compétition internationale sur l’attraction et sur l’accueil des touristes . Différents pays veulent détrôner la France et s’en donnent les moyens pour y arriver. Si on regarde les chiffres, nous sommes le pays le plus visité au monde mais paradoxalement, nous ne sommes le pays où les touristes dépensent le plus. Nous nous retrouvons en 4ème position, juste derrière l’Espagne et cela vient exclusivement de l’accueil. Nous savons très bien attirer mais très mal accueillir.

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Le digital et l’accueil

Le digital peut sensiblement participer à l’amélioration de l’accueil en proposant des idées innovantes et révolutionnaires. Mais, tout le monde doit jouer le jeu. L’avantage du digital est que ça permet de remettre le client au centre. En effet, nous lui apportons les services dont il a besoin de façon personnalisée. C’est exactement ce que nous faisons chez Sensafood. Nous ne permettons pas à un touriste de simplement comprendre ce qu’il va manger, mais l’éduquons aussi sur la culture et les produits locaux.

Par exemple, nous avons équipé la station de Val Thorens l’hiver dernier, nous avons installé Sensafood dans des restaurants qui servaient de la Féra. Même nous, en tant que Français, ne savons pas ce que c’était, mais nous avons l’avantage de pouvoir demander plus d’explications au serveur. En revanche, un Chinois, un Russe ou un Espagnol n’a aucun moyen de comprendre ce que c’est. Surtout qu’il est souvent traduit par« Swiss fish ». Grace à Sensafood, tous les clients étrangers étaient désormais capables de comprendre.  La fera est un poisson noble d’eau douce pêché dans les profondeurs du lac Léman. L’équipement a fait augmenter les commandes de ce plat par les touristes étrangers. Ils ne commandent moins des plats ‘basics’ tels que la pizza ou des burgers.

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 Le fameux Fera du Léman pour la culture générale…

Grâce au digital, la destination de Val Thorens a pu répondre à 3 besoins en même temps:

  • Améliorer l’accueil des touristes étrangers dans la station en fournissant le menu dans leur langue
    natale.
  • Proposer une solution innovante pour augmenter le chiffre d’affaires des restaurateurs.
  • Asseoir leur image et leur positionnement de station la plus connectée d’Europe.

Quand tout le monde joue le jeu, tout le monde y gagne.

J’ai vu que dans les destinations et autres restaurations qui utilisent l’application, on retrouve des destinations assez « digitales », qui ont su prendre le virage du numérique. C’est une réalité d’après toi ? Il y a ceux qui ont compris et les autres ?

Les endroits où nous avons déjà installé Sensafood sont des early adopters et des innovateurs eux-mêmes. Ils souhaitent toujours proposer plus à leur clientèle en se différenciant de la concurrence. Pour les autres, je ne dirais pas qu’ils n’ont pas compris car en discutant avec eux, ils se sont tous déjà retrouvés dans la peau d’un touriste étranger et les difficultés que cela implique. Je dirais plus que c’est la mentalité et encore un autre paradoxe, la peur du changement qui est à faire évoluer.

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Je me suis retrouvé en rendez-vous dans des restaurants qui dépensent des fortunes dans le concept et le design, mais qui négligent fortement la communication et l’accueil. Or, nous sommes passés dans une économie de la recommandation. Si les restaurateurs ne poussent pas les gens à poster leur avis sur ces plateformes, ce seront principalement les clients mécontents ou de mauvaise foi qui le feront.

Les touristes sont ceux qui en parlent le plus car ils veulent partager leur expérience. Ils font rêver leurs amis qui n’ont pas eu la chance de faire ce voyage et leurs donnent ainsi (ou pas) envie de découvrir cette destination. Donc, si beaucoup pensent que l’avis des touristes étrangers compte peu car c’est une clientèle de passage, ils se trompent et resteront toujours sur de la clientèle de passage à la merci de la fréquentation touristique.

Le digital est déjà fortement omniprésent, le virage est donc inévitable. Ceux qui ne le prennent pas tout de suite, le regretteront sous peu.

Que pourrais-tu dire aux restaurateurs qui n’ont pas encore pris le virage du digital et donc n’ont pas encore testé ton application ?

Les solutions digitales sont là pour aider la vie des gens, qu’ils soient professionnels ou particuliers. Beaucoup ont cette peur du changement et n’ont pas forcément envie d’y consacrer de leur temps car ce n’est pas leur cœur d’activité. C’est pour ça que des solutions telles que Sensafood, InnovOrder ou Tiller sont là pour accompagner les restaurateurs sur les domaines qu’ils ne maitrisent pas forcément. Que ce soit pour le suivi client, pour les informer, pour attirer ou pour accueillir leur clientèle, il y a des solutions qui conviennent à votre restaurant, vous faisant gagner du temps et augmenter le chiffre d’affaires.

J’invite donc tous les restaurateurs à se rappeler leur dernier voyage à l’étranger dans un pays dont ils ne parlaient pas la langue. Ce sentiment de frustration est exactement ce que ressentent les touristes étrangers quand ils viennent en France. En allant sur notre site, ils pourront découvrir plus d’informations sur nos services et en nous contactant par mail à l’adresse contact@sensafood.co, pourront bénéficier d’un bon de réduction.

Enfin, étant au contact de restaurateurs régulièrement, que penses-tu de l’évolution de leur métier à l’heure actuelle ? Que pensent-ils par exemple des nouveaux acteurs disruptifs comme Menu Next Door ou encore Vizeat ? 

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Je ne suis malheureusement pas assez familier avec Menu Next Door pour pouvoir en parler. En revanche Vizeat est bien le AirBnB de la restauration. Les gens qui utilisent ce service sont à la recherche d’une expérience qu’un restaurant ne peut pas leur fournir: une rencontre et un échange autour d’une table. Des restaurants dans le monde entier se sont déjà posés sur cette problématique en mettant quelques longues tables et des bancs pour inciter les clients à s’asseoir à coté de personnes qu’ils ne connaissent pas forcément et instaurer le dialogue. D’autres
(notamment en Asie), ont installé des tables spéciales pour les personnes seules afin de manger ensemble et ainsi discuter. Tout ça pour dire que les habitudes de consommation ont déjà changés. Les gens ne vont plus simplement au restaurant pour manger. Ils veulent découvrir de nouvelles expériences, rencontrer du monde, trouver à la fois quelque chose hors du commun et personnalisé à leur goût / régime alimentaire. La demande est de plus en plus
variée et personnalisée, et c’est là que sans, le digital, il n’y aurait pas les outils adéquats pour répondre à ces attentes.

Merci Rudy pour le temps que tu m’as accordé et bonne continuation dans le développement de ta start-up!

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter, LinkedIn et sur Instagram)

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