ID TALKS – EPISODE 01 – La France, une destination tendance?

La France, une destination tendance ?

Nouveauté 2017, je lance ma chaîne Youtube où vous pourrez observer mes réflexions touristiques.

Pour ce premier épisode, comment pouvons-nous qualifier l’attractivité de la France pour 2017 ?

Laissez-moi vos avis, remarques et idées de réflexions touristiques à explorer !

Vous êtes un tour-opérateur basé en France et vous voulez mettre en place une nouvelle stratégie marketing ? C’est ici.


Tourisme social – L’Humain au service du renouveau des hébergements collectifs ?

Concours de circonstances depuis quelques semaines. Je travaille, en effet, de manière parallèle sur 3 missions en lien avec le tourisme social et la recherche d’innovation digitale. Ces missions ont aussi des enjeux sociaux et organisationnels et réparties dans différentes régions de France.

En travaillant en direct avec de nombreux hébergements collectifs, j’ai pu me rendre compte que l’image générale
perçue par le grand public n’allait pas forcément de pair avec la réalité. Le potentiel des hébergements collectifs et autres acteurs du tourisme social et solidaire était , par ailleurs, sous-développé surtout au regard des dernières annonces des Airbnb & co.

Château de la Roche à Cerizay (79) membre du réseau des hébergements collectifs en Deux-Sèvres

Le tourisme social & solidaire ?

Oui, vous savez ! C’est ce concept très français qui a pour vocation de favoriser l’accessibilité du tourisme pour tous. Cela permet ainsi de voir le tourisme comme un outil au service du développement personnel, de l’éducation populaire et de l’ouverture sur l’Autre. Sacrément pertinent à l’heure actuelle !

Malheureusement, les acteurs du tourisme social en France se sont longtemps assoupis dans leur développement.
Pour beaucoup, cette assouplissement était par manque de vision stratégique & entrepreneuriale, de compréhension de l’évolution de leurs publics. Assoupissement dû aussi à leur lien direct avec des collectivités locales (ce qui, avouez le, n’aide pas vraiment à être au pied du mur pour innover).

Et si un secteur s’endort trop longtemps, des opportunistes arrivent… Ca a été clairement le cas dans le milieu hôtelier puis celui des auberges de jeunesse et maintenant, petit à petit, dans le monde des séjours de jeunes, classes de découvertes ou autres colonies de vacances.

Et quand on voit le vrai renouveau des auberges de jeunesse dans les villes, on ne peut que penser que le secteur des hébergements collectifs a du potentiel surtout qu’il est porteur de valeurs fortes qui répondent totalement aux enjeux actuels de la société… SlowTravel, Circuits Courts, Retour à la nature, Convivialité, Dimension humaine & Excellent rapport Expérience / Prix…. Mais alors, que manque-t-il ?!

Auberge de jeunesse les Piaules à Paris

Premièrement, une vision et un soutien politique fort.

Il faudrait bien entendu un soutien politique de la part des élus locaux, souvent propriétaire des hébergements afin d’y voir des vrais sources de retour sur investissement directs et indirects pour le territoire. Or, pour cela, il faudrait que ces élus aient une vraie compréhension et une vision sur le tourisme, non pas uniquement sociale (et donc de l’accessibilité du voyage pour tous) mais bien plus large, un outil au service de l’attractivité et du développement du
territoire. Au niveau national aussi, le gouvernement aurait tout intérêt à rendre le cadre de soutien et d’investissement beaucoup plus clair & transparent. Les aides potentielles de la DGE ou de la Caisse des dépôts
manquent clairement de clarté à ce jour.

Deuxièmement, la transition digitale & l’innovation.

Les hébergements collectifs ont, pour la plupart, un retard important sur la question de la transition digitale, que ce soit sur les outils  de travail au quotidien ou encore sur les outils de promotion et de commercialisation. Souvent, j’ai l’impression que les réseaux de marque jouent plus un rôle d’OTA pur rendant plutôt les hébergeurs dépendants et les obligeant à déléguer leurs présences web & stratégie webmarketing au réseau (un peu comme Booking au départ…).

Un beau contre-exemple avec le site de la Bastide des Joncas près de Martigues

En fait, toute cette question de la transition digitale est culturelle. Il s’agit pour ces organisations de comprendre que le digital, ce n’est pas simplement un site Internet et une page Facebook mais bien une stratégie intégrée aux objectifs généraux fixés pour l’hébergement (quand il y a une vision & une stratégie), que chaque partie est un outil spécifique.
En fait, c’est une meilleure culture entrepreneuriale qui doit être apportée à la fois aux responsables de structures mais surtout aux élus, souvent propriétaires des bâtiments. Cette culture entrepreneuriale fera en sorte qu’ils comprennent parfaitement la nécessité et la capacité de rentabilité et de retour sur investissement de ces biens.

Troisièmement, la coopération entre les acteurs.

Souvent, les hébergements collectifs sur un territoire se retrouvent dans leur coin, avec peu d’interlocuteurs pour échanger sur leurs problématiques similaires. Même les réseaux des UNAT ont du mal à créer de véritables dynamiques d’échanges et de bonnes pratiques à l’échelon régional.
C’est pour cela que l’on a vu apparaître des réseaux comme l’AJA en Alsace par exemple, assez innovant qui cherche à regrouper hébergements collectifs et sites de visite en se positionnant en réflexion autour des attentes des clients
(oui, je sais que c’est tabou dans le tourisme social, c’est pour vous taquiner). Nous travaillons sur un réseau dans la même veine dans le département des Deux-Sèvres avec 10 hébergeurs motivés pour optimiser au mieux les ressources. Mais aussi améliorer la visibilité en ligne des hébergements pour mieux les remplir tout au long de la saison et créer des moments de rencontres et d’échanges à la fois en ligne et IRL (In Real Life).

Je vous partagerais des informations complémentaires là-dessus mais cette coopération autour de l’innovation frugale des hébergements collectifs est vraiment intéressante ! Comme quoi, l’innovation n’est vraiment pas purement technologique !

Vous avez le projet de construire un hébergement collectif ? Contactez-nous 

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & Président Acteurs du Tourisme Durable (A suivre sur Twitter)


ID-Tourism se déploie dans les Alpes !

Le 1er octobre, ID-Tourism aura une nouvelle adresse située à Grenoble.

J’ai décidéune adresse dans les Alpes pour m’éloigner un peu de Paris et retrouver ainsi mes premiers amours, les montagnes, qui me manquent.

Derrière ce déménagement, il y a également une volonté claire de continuer le travail d’ingénierie marketing du tourisme réalisé avec ID-Tourism ! Mais en orientant un maximum de réflexions sur les territoires de montagne et pour trouver les solutions innovantes afin d’amener au développement d’un tourisme plus durable. Comme les îles, les milieux de montagne sont fragiles. Elles nécessitent d’expérimenter de nouveaux modèles touristiques plus équilibrés pour l’ensemble des parties prenantes et pour l’environnement.

Pourquoi Grenoble ?

A Grenoble, je vais m’intégrer à l’écosystème digital / tech local afin de bien comprendre les spécificités, les volontés et les engagements des start-ups alpines. Cela ressemblera à ce que j’ai fait ces dernières années à Paris que ce soit avec le Welcome City Lab ou d’autres organismes. Insuffler l’entrepreneuriat dans le tourisme sera l’un de mes objectifs. Je suis persuadé que cette ville et la région regorge de pépites entrepreneuriales qui n’ont besoin que des bonnes orientations et compréhensions des opportunités dans l’industrie du tourisme pour se révéler !

Sport de Nature et réseautage

Formé à Gap au sein de l’IUP « Métiers de la Montagne » il y a plus de 10 ans, c’est le bon moment pour renouer avec ce milieu que ce soit de manière professionnelle ou personnelle. Rando, escalade, alpinisme, VTT, parapente, snowboard… quel plaisir de revenir pratiquer régulièrement à proximité de chez moi ! Par la pratique, ce sera aussi l’occasion de rencontrer les professionnels. Mais aussi de sentir les nouvelles attentes des pratiquants, d’échanger avec les élus et les techniciens des collectivités. Je pourrais aussi voir la sensibilité des milieux et la nécessité d’un écotourisme fort.

Vers une évolution de l’ingénierie touristique ?

Je le dis souvent mais le métier de l’ingénierie doit évoluer. A travers ce changement, je pense qu’il faudra encore plus repenser l’ingénierie. Toujours plus à la carte, toujours pour en open source afin de donner les clés d’analyse et de solutions au plus grand nombre. L’ingénierie et le consulting, c’est avant tout une volonté de faire changer les choses dans le bon sens. Et l’ingénierie, c’est aussi un parfait outil de veille et de recherche / développement pour comprendre l’évolution des pratiques, des nouvelles attentes des voyageurs et des professionnels.
L’ingénierie au service de l’entrepreneuriat, c’est une de mes visions. Pour changer les choses et donner plus de sens, j’imagine déjà les prémices de la complémentarité entre un service ingénierie et un service développement de solutions. Je vous en parlerais plus en détails en 2017.

L’ingénierie en Montagne

Et bien sûr, derrière l’ingénierie en montagne, il s’agit aussi de rejoindre d’autres professionnels, consultants, experts comme à travers le Cluster Montagne. Ce cluster, est basé à Chambéry et je pourrais enfin me rendre et imaginer des collaborations. Et parmi cela, la capacité de l’ingénierie française du tourisme à exporter ses savoir-faire à l’international à travers le programme French Travel par exemple.

Et ATD ?

Mes engagements associatifs ne s’arrêteront pas. Acteurs du Tourisme Durable aura un nouvel élément dynamique au sein de la région Auvergne Rhône-Alpes. Ainsi, nous développerons le réseau et nous créerons des moments d’échanges entre professionnels. Par ailleurs, mon travail au sein de Mountain Riders pour le développement du label Flocon Vert ne sera que plus efficace.

Au plaisir de vous croiser sur Grenoble à partir de début octobre !

A bientôt,

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter, LinkedIn et sur Instagram)

Vous êtes à Grenoble, dans une collectivité ou une entreprise touristique ? Contactez nous !


Marketing du tourisme: Promettez moins, surprenez plus !

Voyageurs, sommes-nous blasés ? Avons-nous déjà tout vu, tout connu, tout visité et tout ressenti ?

Alors que je prenais quelques jours au mois d’août pour découvrir la région de Bologne sans rien préparer en amont, je me laissais surprendre par la ville… Cela me donnait l’idée de ce billet aoûtien.

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Le touriste face à la pléthore d’informations

Avec Internet & son lot obèse d’informations, le touriste sait presque tout (c’est ce qu’il dit). S’il franchit encore le seuil d’une agence de voyages, il tente parfois même de faire un battle de « Connaissances du Monde » avec le ou la conseillère en voyage.

Mais alors, avec toute cette masse d’informations, comment convaincre ? Peut-on encore faire rêver ? Dans le milieu du marketing du tourisme (et ailleurs aussi), on rabâche le terme d’expérience. En gros, il s’agit de faire vivre des émotions au voyageur, au client. Ces émotions positives engendreront alors souvenirs, commentaires dithyrambiques sur Tripadvisor et autres prescriptions sur Facebook ou auprès des amis.

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Rôle de l’opérateur ?

Pour un prestataire ou un opérateur, il s’agit alors de faire un marketing de « teasing » en laissant le voyageur s’imaginait des moments plaisants lors de son séjour ou de son activité. C’est ce qu’il va être important de décrypter. Comprendre le rêve en amont du voyageur, c’est la possibilité d’y répondre et d’en proposer encore plus. Oubliez alors votre produit ! Ce dernier devra s’adapter tel de la pâte à modeler, aux rêveries du voyageur. Par le design thinking ou le storytelling, embarquez le visiteur, mettez-le en situation tout en le rassurant un maximum :
Relation professionnelle, transparence des prix, bons retours d’autres clients, qualité et diversité des services proposés. Il faut éviter à tout prix que des craintes s’insèrent dans le rêve du client (ennuie, arnaque, insécurité,
mauvaise surprise, etc.). Mais surtout, ne dévoilez pas toutes vos cartes ! Ne montrez pas tous vos atouts maîtres.

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Sublimer le rêve

Aujourd’hui, il ne s’agit pas uniquement d’exaucer un rêve mais bien de le sublimer. Au fond de lui, le client aimerait en avoir toujours plus (la fameuse cerise sur le gâteau…). Gourmand ! Si ce n’est pas le cas, il sera d’autant plus étonné et ressentira encore plus des émotions positives. Aux Etats-Unis, dans certaines entreprises de services, on parle de « Under Promise, Over Deliver ». En Français, je le traduirais par « Promettez moins, surprenez plus ». J’aime cette notion de bonne surprise. Elle s’adapte parfaitement au monde du tourisme.

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Surprises et émotions

C’est par des petites surprise, attentions particulière, anticipations des besoins, parfaite compréhension des attentes du voyageur que cela se traduit. Des services parfaitement adaptés à une clientèle spécifique (familles avec jeunes enfants ou ado, jeunes couples, clans d’amis, retraités actifs et épicuriens, etc.) peuvent être anticipés. Pour un hébergement, il suffirait de bien comprendre son client en amont pour les préparer les bons conseils pour découvrir le territoire… Pour chaque public, il y a des désirs particuliers. Il suffit alors de les anticiper en posant les bonnes questions au départ, que ce soit par le conseiller ou par des emailing automatiques (en étant sincère sans être trop intrusif !).

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Et ce sont ces informations pertinentes qui devront être intégrées à votre base de données qualifiée de clients et de prospects demain et la faire évoluer (car les attentes et envies des voyageurs varient dans le temps, avec l’âge et les tendances, les enfants grandissent, etc.). Et oui ! On en revient toujours à la Data même en parlant d’émotions et de
rêves !

En vous souhaitant à tous une belle fin de mois d’août!

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter, LinkedIn et sur Instagram)

Vous êtes une destination en quête d’image et de surprise ? Nous pouvons monter votre plan marketing ensemble !


La créativité au service de l’innovation touristique

Connaissez-vous Socialter, cet excellent magazine dédié à « L’économie nouvelle génération » ?! Petit aparté pub. Essayez-le, c’est l’adopter ! Le dernier numéro de l’été est dédié à la créativité, ce capital du XXIème siècle ? En  lisant le dossier spécial sur ce thème m’est venu l’idée d’écrire ce papier en liant créativité, innovation et tourisme.

Lien avec le tourisme durable

Dans les conférences que j’ai organisé et que j’organise aujourd’hui, je souhaite toujours faire fusionner les genres, croiser les regards et points de vue. Bien que nous sommes sur des débats liés au secteur du tourisme (que ce soit lors des Journées Mondiales pour un Tourisme Responsable ou les Universités du Tourisme Durable avec ATD), je pense qu’il est nécessaire de sortir de notre zone de confort, de se confronter à d’autres points de vue au risque que ces derniers ne soient pas les mêmes que les nôtres.
Je me souviens encore lors de la Journée Mondiale en 2011 dédiée au changement climatique où nous avions fait venir des ingénieurs et chercheurs du programme « The Shift Project » qui se confrontaient pour la première fois aux professionnels du tourisme. Deux visions, des points de vue divergents et un vrai débat positif au final !

C’est par des associations inédites et les confrontations que naissent de nouvelles idées. Sinon, en restant entre nous, c’est comme une monoculture agricole, les rendements restent faibles. C’est par la diversité des acteurs qui échangent, tel un écosystème, que naissent la productivité et … la créativité ?

Dans l’entre soi dans le tourisme

Car oui, dans le tourisme, on reste souvent entre nous. Bon, nous avons bien quelques sociologues du voyage qui sont plus que pertinents (Jean Viard, Jean Didier Urbain & feu Rachid Amirou) et maintenant quelques acteurs de la tech qui viennent de plus en plus dans le secteur comme le prouve les start-ups du voyage au sein des incubateurs comme le Welcome City Lab et bien sûr toutes les grandes entreprises comme Booking, Airbnb ou Tripadvisor qui n’ont pas été montés par des professionnels du tourisme à la base.

Mais le croisement des regards est encore bien trop rare dans toutes les conférences auxquelles je participe. Ma dernière intervention était justement intéressante car elle était organisée par la Fédération des Parcs naturels régionaux sur le thème « Tourisme, Sport & Biodiversité » ce qui permettait d’avoir des regards croisés intéressants sur les espaces naturels et donc de co-construire des idées originales pour certains projets !

Et si on changeait ça ?

Ingénieurs, artistes, entrepreneurs, sportifs, architectes, makers, artisans, ONGs, chercheurs, citoyens, chefs restaurateurs, enfants…
Quelle est leur vision du voyage et du tourisme ? Qu’est-ce qu’une innovation touristique. Etant donné que ces personnes ont tous été ou seront à un moment donné des touristes, ils doivent avoir un regard sur ce qu’ils consomment, regard forcément nourri de leur éducation et expériences de vie personnelles et professionnelles. Mais pour autant, ils ne sont que rarement invités à venir débattre avec nous. On préfère rester entre nous pour faussement débattre.

Un croisement des regards pour plus de créativité

Pour venir au titre de ce papier, je pense que l’on aurait tout à gagner à plus croiser les regards au service de la créativité qui se nourrit justement de l’inconnu, de ces rencontres qui paraissent bizarres sur le papier !

Comme le présente une chronique récente sur Les Echos :
Comment travailler avec un créatif ?, les créatifs sont les éléments originaux de l’organisation. Et aujourd’hui, cette recherche de créativité est de plus en plus voulue dans les entreprises comme le montre les nombreux dispositifs internes de Lab dédié à l’innovation pour pousser justement à l’intrapreneuriat et ainsi éviter à ces structures de se faire disrupter par le 1er jeune fougueux avec une bonne idée comme les gars d’Airbnb par exemple.

La créativité chez Accord

D’ailleurs, le groupe Accorhotels l’a assez vite compris en lançant son « Shadow Comex » composé de 12 jeunes cadres de l’entreprise, âgés de 25 à 35 ans auprès de qui toutes les décisions du comité exécutif quinquagénaire seront soumises. Or, la créativité n’est pas forcément l’apanage des jeunes mais ces derniers ont une autre vision de la vie à la fois personnelle et professionnelle. La créativité fait partie de leur monde de manière peut-être plus naturelle que la génération précédente.

Et dans les autres entreprises du tourisme et de l’hébergement, comment favorise-t-on la créativité ? Est-ce uniquement le fait du dirigeant ou du Comex ? N’est-ce pas une culture d’entreprise à favoriser demain dans les organisations afin de pousser les salariés à consacrer justement du temps de travail à la Recherche & Développement de leur entreprise comme le propose par exemple Google ou Air Liquide.

Cette recherche de créativité permettrait, selon moi, de faire évoluer de nombreux métiers traditionnels du tourisme et de l’hébergement dont celui de l’ingénierie et du consulting d’ailleurs…

Tourisme en France aujourd’hui ?

Enfin, pour finir, c’est par la créativité au service de l’innovation touristique que l’on arrivera à faire revenir les touristes internationaux en France et non pas par des solutions purement sécuritaires ! La créativité contre la peur et la haine, nouveau combat !

Au plaisir d’échanger et de débattre avec vous, de n’importe quel domaine vous venez ! 😉

Guillaume Cromer, directeur ID-Tourism & consultant créatif du tourisme (Suivez moi sur Twitter ou Linked In).

 


Blogueurs, Snapchat et cure de jouvence

L’ITB 2016 …

A ITB à Berlin, on sent bien l’évolution des tendances dans le milieu du voyage. Il suffit de regarder l’affluence des conférences organisées aux quatre coins du Berlin Messe. Ce vendredi après-midi, je me suis laissé embarquer par Sébastien (cc MyDestination) et Adeline (Voyagesetc.) sur le forum 6.1 consacré au e-travel pour écouter deux conférences qui se sont enchainées, l’une sur le travail des blogueurs avec les destinations, l’autre sur l’utilisation de Snapchat dans le marketing touristique. Mon 1er sentiment… salle plus que pleine, des gens debout pour écouter les échanges. De la génération Y mais pas uniquement, des décideurs, des professionnels divers et variés.

Côté blogueurs, pas d’annonce exceptionnelle à retenir des échanges, juste leur montée en puissance, leur professionnalisation grandissante, leur capacité à monétiser leur contenu, leur travail de prescription et d’influence, tout ça soutenu par des chiffres boostés pour analyser le ROI. C’est beau.

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Snapchat ?

Puis, c’est au tour de la conférence sur Snapchat… Là, j’entre dans une nouvelle dimension. Deux minettes sous LSD débarquent, déchainées, imparfaites, colorées, fraiches et pétillantes. Elles doivent avoir la vingtaine et j’ai presque l’impression d’avoir été invité à un talkshow japonais hypercoloré…

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 Une visibilité non négligeable

Entrecoupé de leurs derniers Snap, elles présentent des chiffres impressionnants de ce réseau social en plein boom. 100 millions d’utilisateurs actifs quotidiens ! 65% d’utilisateurs qui publient au moins un snap chaque jour ! 30% de la génération Y aux Etats-Unis utilisent régulièrement Snapchat. 9000 snaps photo par secondes… 8 milliards de vues de vidéos chaque jour !

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Cette génération, au delà de la génération Y

Bien sûr, on imagine que cela cible une clientèle particulière de (très ?) jeunes mais impossible de laisser ce phénomène de côté (73% sont de la Génération Y – 32% de 13-17% / 45% de 18-24%). Avec mes acolytes français, on se regarde et on pense tous la même chose. On est vieux… Leur énergie débordante, leur attitude YOLO (You Only Live Once) sur les snaps est assez déconcertante. On s’imagine mal faire ce qu’elles proposent. Cette génération est totalement décomplexée. Il va falloir s’y faire, à la fois pour bien les appréhender en tant que client mais aussi en tant que partenaire influenceur. Un beau challenge pour nous, trentenaire… Une révolution totale pour la génération précédente.

Guillaume CROMER, directeur ID-Tourism (Suivez moi sur Twitter & sur … Snapchat #Krom82 )

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